Question à Dominique Galletti, directeur de l’ESF de Serre Chevallier 1 400 et responsable du projet Amis des ESF.
Quelle est l’origine de ce projet ?
"Dans toutes les stations de France, nous avons pu relever que certains de nos élèves témoignaient un attachement particulier à l’Ecole du Ski Français. Du fait d’une pratique régulière, qui parfois se poursuit de génération en génération, il se construit entre élèves et moniteurs une relation humaine qui place l’aspect enseignement en arrière plan. Cette relation est souvent témoin de l’évolution d’une famille, de l’arrivée des petits qui ont appris à leur tour et qui partagent maintenant le même plaisir de la glisse. Et une affection particulière se construit en direction des « rouges ». C’est en réponse à cette marque d’affection que nous avons voulu développer « les Amis des ESF »."
Une “carte avantages” de plus ?
"Non, il s’agit tout d’abord d’une marque de reconnaissance et d’adhésion à une famille, la famille des pulls rouges. Ensuite, il s’agit d’alimenter une relation humaine par la diffusion d’une lettre qui parle de choses que nous partageons. Nous écrivons à nos proches et c’est ainsi que nous concevons notre lettre. Et plus globalement, et grâce à l’évolution des technologies de communication, nous allons revoir tous nos outils pour être encore plus proche de nos élèves, comme par exemple le suivi de tous les résultats et de toutes les épreuves flèche et chamois Skiopen sur internet, sachant que l’une de ces deux épreuves peut être passée gracieusement en faisant partie des amis des ESF. Ainsi, nous allons pouvoir maintenir une proximité au delà des moments de vacances en montagne. Et cela constitue le premier intérêt de ce projet."
Plus on ski, plus on gagne des miles ?
"Ce serait formidable ! Mais pour l’instant, on va faire comme de bons montagnards savent aller au sommet : un pas après l’autre. Ce projet doit pouvoir aboutir à de grandes choses si nous prenons le temps de les construire. 235 écoles de ski, 16 000 moniteurs et 2 millions d’élèves, c’est une sacrée cordée ! Mais je ne dis pas qu’un jour les amis des ESF ne puissent transformer leur dénivelé en ski en kilomètres gratuits en train pour venir nous voir plus souvent !"